Une fac anglaise paye ses étudiants pour combattre les microagressions

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À l’université de Sheffield, ces jeunes devront répondre aux remarques considérées comme racistes et apprendre à leurs camarades à ne plus en proférer.

L’université de Sheffield va payer des étudiant·es 10 euros de l’heure pour en faire des «défenseurs de l’égalité raciale». Dans un communiqué, la direction de l’établissement précise que ces jeunes seront «formés à initier des conversations dans les résidences et sur le campus afin d’aider leurs camarades à comprendre le racisme et son impact».



University of Sheffield campus

Pendant ces formations, les étudiant·es apprendront à «remettre en cause les microagressions», un terme qui, pour l’université, recouvre les «commentaires ou actions subtiles mais offensantes, quoique souvent de façon non intentionnelle, dirigées contre les personnes noires, asiatiques ou issues d’autres minorités».

De deux à neuf heures par semaine

Les jeunes sélectionné·es pour ce rôle travailleront entre deux et neuf heures par semaine pour lutter contre les microagressions et «changer la façon dont les gens conçoivent le racisme.»



Students

A university is to hire 20 of its own students to challenge language on campus that could be seen as racist.



The University of Sheffield is to pay students to tackle so-called « microaggressions » – which it describes as « subtle but offensive comments ».

They will be trained to « lead healthy conversations » about preventing racism on campus and in student accommodation.

Vice-chancellor Koen Lamberts said the initiative wanted to « change the way people think about racism ».

The students will be paid £9.34 per hour as « race equality champions », working between two and nine hours per week to tackle « microaggressions » in the university.

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These are described as comments or actions which might be unintentional, but which can cause offence to a minority group.

It gives examples of what it means by microaggression – such as:

  • « Stop making everything a race issue »
  • « Why are you searching for things to be offended about? »
  • « Where are you really from? »
  • « I don’t want to hear about your holiday to South Africa. It’s nowhere near where I’m from »
  • « Being compared to black celebrities that I look nothing like »lectureRather than being about controlling people’s speech, the university says it is « opening up a conversation ».

    It says the equality roles are being created in response to demand from students, training them how « to help their peers understand racism and its impact ».

    « We think it’s important to be open and honest about racism, » said Prof Lamberts.

    • Universities ‘oblivious’ to campus racial abuse
    • Sheffield universities probe racism reports
    • University racism ‘complacency’ warning

    A report last autumn from the Equality and Human Rights Commission warned that racism was a « common occurrence » for some students, with incidents of name-calling, physical attacks and racist material on campus.

    The equality watchdog said that universities did not want to face up to the scale of the problem because of fears it could harm their reputations.

Selon la BBC, l’université a donné une liste d’exemples de microagressions, dans laquelle on trouve la question «d’où viens-tu vraiment?» posée aux personnes non blanches, ou encore le fait d’être «comparé à des célébrités noires qui ne me ressemblent pas.» Plus subtil, le commentaire «arrête de tout voir sous le prisme du racisme» est aussi considéré comme une microagression. Le vice-président de l’université a résumé: «Ces défenseurs [de l’égalité raciale] donneront à nos étudiants les outils nécessaires pour lutter contre les microagressions, dès à présent et à l’avenir.»

En 2018, plusieurs incidents racistes avaient été signalés à l’université, notamment des insultes venant d’un employé de sécurité et un lancé de banane sur un joueur noir pendant un match de hockey sur glace.

Tyrell Pearce was sitting with friends watching the ice hockey game when the banana was thrown

D’autres universités anglaises ont mis an place des formations similaires pour lutter contre le racisme, et la définition des microagressions a mené à plusieurs controverses. À Oxford, le bureau diversité de la fac a dû s’excuser après avoir diffusé une newsletter dans laquelle le fait de ne pas regarder quelqu’un dans les yeux était inclu dans la liste des microagressions. Plusieurs personnes se sont plaintes qu’il s’agissait de discrimination contre les personnes autistes, qui évitent souvent le regard des autres.

Bridge of Sighs in Oxford

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