Peut-on dire que la nature est bonne ?

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Peut-on dire que la nature est bonne ?



Analyse du sujet
Les mots du sujet
Nature : il s’agit d’une notion polysémique c’est-à-dire qui a plusieurs sens. Pour simplifier, on retiendra trois sens principaux. En premier lieu, la nature peut désigner la totalité du réel. C’est le sens le plus ancien. En second lieu, on oppose la nature à l’artifice (le naturel à l’artificiel). La nature désigne alors tout ce qui n’a pas été créé ou modifié par l’homme. Enfin la nature peut aussi être le contraire de la culture. C’est en ce sens qu’on parlera de « nature humaine ». La nature désigne alors ce qui est inné par opposition à ce qui est acquis socialement. Il n’y a aucune raison d’exclure un de ces sens de notre sujet. Notre question en recouvre donc en réalité trois ce qui peut déjà suggérer un plan : pourquoi ne pas consacrer une partie à chacun des sens du mot nature ?
Bonne : on peut ici dégager deux sens. Au sens moral bon signifie « conforme à la loi morale ». C’est en ce sens qu’on dira d’un individu : « c’est un homme bon ». Mais « bon » peut aussi signifier utile. Il est vrai qu’en ce second sens « bon » est généralement suivi d’un complément (« bon à quelque chose », « bon pour moi »). Il ne faut néanmoins pas écarter ce second sens qui, nous le verrons, est aussi intéressant pour notre sujet.
Le sens du problème
« Peut-on dire que » signifie ici « a-t-on le droit de ». Autrement dit est-il légitime de le dire ? Pour qu’il soit légitime de dire que la nature est bonne, il faut évidemment que cela soit vrai. Si on avait posé la question « la nature est-elle bonne ? », le sujet serait à peu près le même.



Présupposé de la question
Il est présupposé que certains disent que la nature est bonne. C’est une opinion courante que l’importance du discours écologique aujourd’hui a ravivée. Tout le problème est de savoir si cette opinion n’est pas un préjugé.



Réponse spontanée
Elle est donc plutôt affirmative.

Plan rédigé
I Premier sens du mot « nature » : le tout. La nature en tant que tout est-elle bonne ?
1) L’œuvre divine.
Dans l’hypothèse chrétienne, la Nature est considérée comme l’œuvre de Dieu. Au Moyen Age, la Nature est plus précisément considérée comme l’agent de Dieu d’où sa personnification : on parle de « Dame Nature ». Dieu étant parfait ne peut être que bon (le mal est une imperfection). En conséquence, la Nature émanant d’un Dieu Amour et en tant qu’agent de Dieu ne peut qu’être bonne.
Dans la perspective médiévale, Dieu a créé la Nature pour l’homme et y a mis des signes pour nous en indiquer l’utilité. Ainsi, si une plante a des feuilles en forme d’yeux, cela ne peut signifier qu’une chose : elle est efficace contre les maladies des yeux. Ainsi, dans cette vision bien sûr encore non scientifique, la Nature est bonne aux deux sens du terme. Elle est moralement bonne parce qu’agent de Dieu, œuvre divine. La Providence y est à l’œuvre. Mais elle est aussi utile puisque Dieu a créé le monde pour nous. Elle est ordre et tout s’explique dans cet ordre. Aucun désordre ne lui est imputable. Ainsi, si une femme enfante un monstre ce ne peut être la faute de la Nature mais celle de la femme qui a du avoir quelques pensées coupables durant sa grossesse.
Cependant la vision chrétienne est parfois plus nuancée. La Nature est en effet créature et la création est inférieure au créateur (sans quoi il n’y aurait plus un seul Dieu). En ce sens il demeure une imperfection naturelle comme le montre l’existence du mal dans le monde. La Nature est aussi le lieu de la tentation et donc du pêché. Il y a donc bien ambivalence. Néanmoins le pêché reste imputable à l’homme. C’est lui qui, succombant à la tentation, est responsable du mal.
En fait, la religion pose bien un problème : comment concilier l’idée de Nature comme création divine et l’existence du Mal dans le monde ? Cette question sera au cœur de la philosophie de Leibnitz.

2) « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles »
Partant de l’idée d’un Dieu bon, Leibnitz en conclut qu’il n’a pu créer que le meilleur des mondes possibles. Il faut bien voir qu’il ne s’agit pas d’un monde parfait. Dieu n’agit pas arbitrairement. Il est soumis aux lois de la raison sans quoi il ne serait pas un être libre (il n’y a pas de liberté sans raison). Il ne pouvait donc créer que le meilleur des mondes possibles c’est-à-dire le meilleur des mondes sans contradiction. Parmi tous les mondes susceptibles d’être créés parce que non contradictoires, il a choisi le meilleur.
Comment alors concilier l’idée de Dieu et celle de l’existence du mal dans le monde ?
Aux yeux de Leibnitz, il existe trois définitions du mal : Le mal métaphysique synonyme d’imperfection, le mal physique c’est-à-dire la souffrance et le mal moral qu’on appelle encore le pêché.
En ce qui concerne le mal métaphysique, il était inévitable. Dieu ne pouvait créer un monde parfait car si la création était parfaite elle serait Dieu. Il doit y avoir une différence entre Dieu et sa création. Leibnitz n’est pas panthéiste. En ce sens la Nature n’est pas bonne. Mais cela ne fait pas de notre monde un monde mauvais. Le mal est la condition du bien. Il le rend possible. Le monde est le meilleur des mondes possibles au sens où il est harmonie. Le mal rend possible le bien comme, dans un tableau, les ombres rehaussent les couleurs. Le mal est nécessaire dans le monde pour mettre en évidence le bien. Il faut la variété.
Le mal physique existe parce que le but de Dieu n’était pas seulement le bonheur des hommes. Il vient de notre union à un corps mais pour un esprit fini le corps est nécessaire pour être en rapport avec d’autres esprits. Il fallait donc de la douleur. C’est une absurdité morale que de concevoir un monde sans douleur. La souffrance peut être surmontée par la raison. Souvent d’ailleurs la souffrance est un bienfait : la douleur est un avertissement pour éviter les choses nuisibles. Quant à la souffrance morale, elle est, soit une juste punition, soit le moyen d’acquérir des mérites.
La cause du pêché (mal moral) n’est pas Dieu mais l’homme. C’est un des effets de la liberté humaine. Le mal moral n’est donc pas nécessaire. L’homme est libre d’agir correctement. Dieu n’y participe que de façon indirecte en tant que, certes, il ne nous a pas créés parfaits, mais ne pouvait faire autrement.
On peut donc considérer que la Nature est bonne au sens où elle est la meilleure possible.
On retrouvera cette conception chez Voltaire notamment dans le conte philosophique Zadig. Quand Voltaire écrit Zadig, il est leibnizien et il veut montrer que ce qui apparaît comme un mal pour l’homme peut être en réalité un bien du point de vue de Dieu. Notre vision d’un monde mauvais tient à ce que nous ne connaissons que la partie et non le tout. Nous ignorons les desseins de Dieu. Par exemple, un homme perd sa maison dans un incendie. En réalité ce n’est pas un mal car, dans les ruines, il découvrira un trésor. De même un enfant meurt en bas âge mais, s’il avait vécu, il serait devenu un grand criminel. Ce n’est donc pas non plus un mal.
On sait qu’après le tremblement de terre particulièrement meurtrier de Lisbonne, Voltaire renonce aux thèses de Leibnitz. Il n’est pas possible que tout soit pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles et il écrira Candide où le personnage ridicule de Pangloss représente Leibnitz. On peut en effet s’interroger sur la conception leibnizienne lorsque l’on voit les tragédies et les atrocités de l’histoire, ce qui ne suffit d’ailleurs pas pour réfuter sa thèse. Plus profondément la thèse leibnizienne repose sur l’existence d’un Dieu parfait et bon. Or cette existence est hypothétique, indémontrable. Nous le savons depuis Kant. Que faut-il alors penser dans une hypothèse athée ?

LIS : 

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3) L’hypothèse athée.
Pour l’athée, il n’est nulle création divine à l’origine du monde. La Nature n’est que le résultat du jeu des forces physiques et des lois physiques qui, d’ailleurs, en font partie. De ce point de vue, la Nature n’est ni bonne ni mauvaise. Elle est neutre. C’est un enchaînement de causes aveugles qui ne présuppose aucune volonté de faire le bien ou le mal puisque aussi bien il n’y a pas de Dieu pour exercer cette volonté. Le bon suppose une volonté de faire le Bien comme le mal présuppose une volonté de faire le mal. Si Dieu n’existe pas, alors la Nature n’est ni bonne ni mauvaise. Elle est neutre moralement. Elle est aveugle, innocente au sens premier du terme c’est-à-dire antérieure à tout bien et à tout mal.

II Deuxième sens du mot « nature » : l’artifice. Naturel et artificiel.
1) L’ambivalence de la nature.
La nature présente aussi bien des aspects positifs que négatifs. Elle est parfois bonne et parfois mauvaise au sens où elle est parfois utile et parfois nuisible. Il existe nombre de choses utiles dans la nature comme par exemple ce qui nous nourrit : fruits, viandes, légumes sont naturels. Les médicaments sont fabriqués à partir d’éléments naturels.
Mais il existe aussi du nuisible : champignons vénéneux, serpents venimeux, catastrophes naturelles etc.
Comment alors juger la nature et, du reste, peut-on la juger ? Une réponse peut nous être donnée par la science de l’environnement, à savoir l’écologie.

2) L’apport de l’écologie.
Si nous disons de tel ou tel élément naturel qu’il est bon ou mauvais, utile ou nuisible, nous nous plaçons d’un point de vue humain. Il ne faudrait pas dire que tel fruit est bon mais qu’il est bon pour les hommes. Ce qui est bon pour notre espèce peut en effet être nuisible pour une autre et réciproquement. Les limaces se délectent d’amanites phalloïdes et s’en trouvent très bien. Imposer un régime végétarien à un chat est dangereux pour sa santé. Utiliser des insecticides pour protéger nos récoltes est utile pour nous mais non pas pour les insectes que nous détruisons. Détruire certaines espèces est utile pour celles qui en étaient la proie.
L’écologie insiste sur la notion d’écosystème. Un écosystème est un ensemble de vivants en interaction constitué de telle sorte qu’aucune espèce ne disparaisse mais qu’inversement aucune ne prolifère exagérément aux dépens des autres. L’écosystème est donc un système en équilibre dynamique qui s’autorégule. On parle encore d’équilibre ou de cycle naturel. Par exemple, une mare est un écosystème. Les libellules mangent des insectes qui, eux-mêmes mangent des organismes microscopiques. Les grenouilles mangent les libellules et elles-mêmes peuvent être mangées par des poules d’eau ou des couleuvres. Ces dernières, à leur mort, seront dévorées par les micro organismes. Les populations y restent stables c’est à dire ne s’accroissent ni ne diminuent trop de sorte que chaque espèce ait de quoi se nourrir sans risquer de disparaître par sous ou surpopulation. De la même façon, une forêt est un écosystème. Il faut, plus généralement, considérer la terre comme un seul et unique écosystème car les écosystèmes particuliers (la forêt, la mare etc.) ne sont pas autonomes et interfèrent. Le seul écosystème est en conséquence la planète toute entière.
Or, un écosystème n’est en soi ni bon, ni mauvais. Il est neutre. On accuse l’homme de détruire la Nature comme si elle était bonne en soi et l’action humaine toujours mauvaise. Ce point de vue n’est guère rationnel. Quand l’homme détruit une espèce, il ne détruit pas la nature mais l’écosystème existant. Mais bouleverser un écosystème c’est simplement le transformer, le remplacer par un autre. Ainsi un autre équilibre s’installe. Certes, il peut être moins favorable à l’homme ou à d’autres espèces qui lui sont indispensables, mais il sera favorable à d’autres espèces. Après l’explosion d’Hiroshima, la ville s’est couverte de fleurs. En cas de guerre nucléaire les scorpions, résistant aux radiations, pulluleraient. Tout dépend donc de l’espèce considérée.
La nature n’est ni bonne ni mauvaise en soi et ce n’est donc pas parce qu’elle serait bonne qu’il faut la protéger. Elle est neutre. Cependant, il est vrai qu’il est des équilibres bons pour l’homme et d’autres qui lui sont défavorables. L’écologie, en ce sens, doit être considérée du point de vue humain. Les concepts de pollution ou de nuisance font partie du vocabulaire anthropocentrique mais ne sont pas des notions objectives. On parle de nuisance parce que cela nous nuit.
On sait, du reste, que d’autres espèces ont disparu bien avant nous. L’homme n’y était pour rien et cela ne lui a pas nui. Sans l’extinction des dinosaures, les mammifères n’auraient pas eu leur chance dans le processus de la sélection naturelle et nous ne serions pas là. En tout état de cause, la nature demeure. La lutte pour la vie n’est pas un processus moral (ni immoral) mais un processus aveugle. La Nature n’est ni bonne, ni mauvaise. Elle est, c’est tout.

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III Troisième sens du mot « nature » : nature et culture.
L’homme a aussi une nature. Rappelons qu’est naturel en l’homme tout ce qui n’est pas social, tout ce qui est inné. Certains auteurs ont cherché à approcher cette notion en construisant l’hypothèse d’un état de nature, c’est à dire un état antérieur à la société qui définit ce que nous serions sans elle. Serions-nous bons ou mauvais si nous étions conduits par notre seule nature ?

1) « L’homme est un loup pour l’homme « .
Selon Hobbes, à l’état de nature, l’homme serait violent et y règnerait la guerre de tous contre tous. « A l’état de nature, l’homme est un loup pour l’homme « , écrit-il. À cet état, tout est préférable et on ne saurait payer trop cher pour y mettre fin, même s’il faut renoncer pour cela à sa liberté.
La description que fait Hobbes de l’état de nature repose sur un paradoxe : l’état de nature est un état égalitaire non en tant que les hommes possèderaient tous au même degré les mêmes qualités mais parce que chacun peut revendiquer sur tous les autres une supériorité. Par ailleurs ils ont tous les mêmes besoins et une volonté égale de les satisfaire. C’est pourquoi l’égalité conduit à la guerre de chacun contre chacun. En effet, s’ils convoitent les mêmes biens, ils vont d’autant moins hésiter à s’affronter que chacun, fort de sa supériorité qui lui est propre, croit pouvoir l’emporter. L’homme le plus faible, par exemple, peut l’emporter par la ruse. Face aux plus fort, on peut s’allier jusqu’à la victoire, quitte ensuite à s’entredéchirer pour la possession de ce qu’on a gagné. La guerre est si féroce que la survie même de l’espèce humaine est menacée. Mais l’homme veut se conserver et finit par prendre peur. Il souhaite sortir de cet état où nulle sécurité n’est jamais assurée, où il faut sans cesse attaquer ou se défendre. Ce qui va permettre le passage d’un état de nature foncièrement mauvais à l’état social sera un contrat. Librement et volontairement, les hommes, parce qu’ils veulent se conserver, décident d’échanger leur liberté naturelle contre la paix et la sécurité et, dans ce but, se soumettent à un roi. Les sujets sauvent ainsi leur vie et gagnent la paix. Le roi tire l’avantage du pouvoir mais ce n’est pas sans contrepartie : il se doit d’assurer la paix sociale et d’empêcher conflits et violence. Hobbes justifie ainsi l’absolutisme et condamne toute forme de résistance, même si le roi se conduit en despote, car rien ne serait pire que de retomber dans l’état de nature. « A l’état social, l’homme est un dieu pour l’homme. » Il est clair que pour Hobbes la nature n’est pas bonne. C’est la société qui l’est.

2) « L’homme est naturellement bon, c’est la société qui le déprave ».
Rousseau critiquera la thèse hobbienne. Il reproche d’abord à Hobbes de ne pas décrire l’homme naturel mais l’homme social. L’homme naturel, par définition, vit sans société c’est à dire isolé. Comment pourrait-il, dans ces conditions, se battre avec ses semblables ? De plus, à l’état de nature nos besoins sont restreints (la société seule crée le besoin illimité). La nature, par conséquent, est suffisante pour les satisfaire et nous n’avons nullement besoin de nous battre pour avoir ce qu’il faut pour vivre.
L’état de nature est pour Rousseau un état de bonheur. Ceci est tellement vrai que, si les circonstances ne s’en étaient mêlées, cet état eut pu subsister éternellement. Pour Rousseau, l’homme naturel se conduit bien. Notre conscience nous indique spontanément où est le bien. « Conscience ! Conscience ! Instinct divin ! », s’exclame-t-il dans Emile ou de l’éducation. Il y a en nous une prédisposition au bien.
Il n’en reste pas moins que, si la nature est bonne, elle n’est pas vertueuse. L’homme naturel ne sait pas ce qu’est le bien, pas plus qu’il ne sait ce qu’est le mal. S’il se conduit correctement, il le fait dans l’ignorance et non pas par devoir (c’est à dire non pas volontairement car pour vouloir le bien il faut le connaître). Rigoureusement parlant, la nature humaine n’est pas bonne mais innocente c’est à dire en deçà de toute morale. Pour être bon c’est à dire moral, il faut être social.

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3) Le bon est une réalité sociale.
L’exemple des enfants sauvages nous montre que, naturellement, l’homme n’est ni bon ni mauvais. L’enfant sauvage a vécu hors de la société pendant la plus grande partie de son enfance. Or il est totalement ignorant et par conséquent aussi ignore ce que sont le bien et le mal. Naturellement, nous ne sommes ni bons ni mauvais. Un nouveau-né est innocent et les très jeunes enfants ne se conduisent ni bien ni mal. S’ils sont agressifs c’est sans conscience de commettre le mal. Nous devons leur apprendre ce qu’on a ou non le droit de faire. La morale est une acquisition sociale qui suppose un apprentissage. Elle est fille de l’éducation. La nature de l’homme n’est ni bonne, ni mauvaise.

Conclusion
Nous ne pouvons pas dire que la nature est bonne mais nous ne pouvons pas dire non plus qu’elle est mauvaise. Bien et mal sont des notions sociales. Utile et nuisible sont des notions humaines. Ainsi, bien et mal, utile et nuisible, relèvent de l’autre de la nature : l’homme comme créateur d’artifices, comme être social et culturel. La nature est en dehors des jugements moraux. Elle est aveugle, ignorante et non pas normative. Pour énoncer des normes, il faut disposer de la raison. La morale est le propre de l’homme. Elle constitue notre dignité et nous situe ainsi à part dans l’ordre du monde. C’est aussi en ce sens qu’on peut affirmer que nous n’avons pas de nature.

 

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