A KAOLACK ; LE SYSTÈME DU PARRAINAGE PRÉCONISÉ CONTRE LE PHÉNOMÈNE DES ENFANTS DE LA RUE

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Saliou Dramé, directeur programme au village d’enfants Sos de Kaolack, propose l’adoption d’un système de parrainage des écoles coraniques, en vue de mettre fin au phénomène des enfants de la rue qui devient de plus en plus inquiétant.
« Je propose que chaque père de famille parraine un +talibé+ [élève coranique] si dans son quartier existe un +daara+ [école coranique], pour alléger les charges du maître coranique », a-t-il préconisé en intervenant au cours d’une manifestation organisée mercredi pour célébrer le 30-ème anniversaire de la Convention relative aux droits des enfants.
La Convention internationale des droits de l’enfant ou Convention relative aux droits de l’enfant, est un traité international adopté par l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, le 20 novembre 1989, dans le but de reconnaître et protéger les droits spécifiques des enfants.
Pour venir à bout du phénomène des enfants de la rue « qui connaît une grande ampleur à Kaolack », Saliou Dramé prône une implication des chefs de quartier par le recensement des enfants pensionnaires des écoles se trouvant dans le périmètre de leur quartier.
Il a insisté sur ce recensement et souligné la nécessité d’un « contrôle sur l’activité réelle du maître coranique ».
Selon lui, s’il s’avère qu’il n’est pas réellement dans l’enseignement, dit-il, il faut informer l’autorité supérieure, le cas échéant lui venir en appui dans la gestion quotidienne de son daara. Il appelle de même les parents à s’impliquer dans la prise en charge des disciples.
« Tout parent confiant son enfant à un maître coranique doit chaque mois amener un sac de riz ou de mil pour contribuer à la gestion du +daara+ », exhorte M. Dramé. Il a donné l’exemple de 350 enfants talibés pris en charge sur le plan alimentaire par sa structure, en les déchargeant de cette manière du fardeau de la mendicité.
A leurs heures de pause, une classe est mise à leur disposition pour leur apprendre le français et les alphabétiser en langue nationale wolof, souligne-t-il. Il estime que « le projet de sortir les enfants de la rue doit impliquer la communauté, les populations et les parents d‘élèves pour réussir ».
Mercredi matin, un panel s’est tenu au conseil départemental, sous la direction de l’adjoint au préfet de Kaolack (centre), Alpha Diallo, qui annonce une campagne de sensibilisation pour lutter contre le phénomène des enfants de la rue.
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